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novembre 2007

Le maire idéal ?

Le maire idéal: moins de 50 ans, pas cumulard, ouvert (Opinionway-Fig Mag)

AFP 21.11.07 | 20h40
Les Français, très satisfaits de leur maire, souhaitent en élire un de moins de 50 ans, ayant une expérience politique mais n'exerçant que ce mandat et pratiquant l'ouverture, selon un sondage Opinionway pour le Figaro Magazine à paraître samedi. Une écrasante majorité - 76% - de Français habitant des villes de plus de 20.000 habitants sont satisfaits de l'action de leur maire, seuls 20% étant d'un avis contraire (4% ne se prononcent pas, NSP), selon cette enquête. Le maire idéal ? Homme ou femme, peu importe. Mais quelqu'un de moins de 50 ans, répondent 63% des personnes (20% préfèrent un quinquagénaire et plus, 17% ne se prononcent pas). Les Français le veulent expérimenté: 50% préfèrent une personnalité ayant déjà exercé un mandat politique, 33% se prononçant pour un membre de la société civile (17% NSP). C'est de loin la politique qui dicte les choix: 66% se disent prêts à élire un candidat proche de leurs idées, 32% pour quelqu'un dont ils apprécient la personnalité (2% NSP). Le non-cumul des mandats est plébiscité: 74% inclinent pour quelqu'un qui n'aurait que le mandat de maire (contre 16% prêts à voter un sénateur, député ou autre). Idem pour le panachage des listes: 76% les veulent ouvertes à des personnalités de camps différents, 17% les préférant monocolores (7% NSP). C'est le projet (79%) qui dictera les choix plutôt que le bilan du sortant (19% et 2% NSP). Un projet dont la priorité sera la protection de l'environnement (56% le mettent en tête dans une liste où 3 réponses sont possibles) devant la réduction des impôts locaux (42%) et la lutte contre l'insécurité (36%). Sondage réalisé par téléphone du 14 au 17 novembre auprès de 809 personnes résidant dans des villes de plus de 20.000 habitants (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.

Si on en croit ce sondage, quel est le maire idéal sur Achères : Alain Outreman du PCF, Suzanne Jaunet de l'UMP, Daniel Lattanzio du PS ou quelqu'un d'autre ?

Retenons le critère essentiel : c'est le projet qui primera sur le bilan du sortant avec une priorité pour l'environnement, la baisse des impôts et la sécurité.

Coincidence : le programme d'Achères 2008 Ville à vivre colle tout à fait à ce tryptique.

SIgnalons à tout hasard que le premier des socialistes d'Achères, Daniel Lattanzio, vient d'avoir 50 ans, ne cumule aucun mandat, et a appelé depuis longtemps à l'ouverture. De là à penser que ...

Cette note se veut un clin d'oeil pour ceux qui croient aux horoscopes et à la force prédictive des sondages. Mais parfois les sondages se vérifient ...

Sondage : ce que les citoyens attendent de leur maire

A l’occasion du 90e Congrès des maires et présidents de communautés qui s’ouvre ce lundi à Paris et se poursuivra jusqu’au 22 novembre, un sondage AMF/CSA (1) sur le thème «maires et citoyens: construire ensemble», montre les attentes des citoyens dans des domaines aussi divers que l’accueil dans les territoires ruraux, la participation des citoyens à la démocratie locale, leur place dans l’intercommunalité, la réforme de l’impôt local et les politiques de développement durable.
Territoires ruraux: les services de proximité
Interrogés sur l’idée qu’ils se font de la vie dans une commune rurale, les Français y associent surtout du positif: un environnement de qualité (44%), de la convivialité (33%), mais aussi du négatif, comme les difficultés pour trouver un emploi (33%) et l’insuffisance de commerces et de services publics (32%).
En cohérence avec l’idée positive qu’ils s’en font, 68% des Français affirment préférer vivre à la campagne pour la qualité du cadre de vie qui doit être renforcé par le maintien ou l’installation de services.
Sur ce point, 61% des Français estiment que la priorité des maires de communes rurales devrait être d’attirer ou de maintenir des services de proximité, et 56% de préserver l’environnement et la qualité de vie. Parmi ces services, les deux principaux services publics jugés essentiels à la vie d’une commune rurale sont l’école (67%) et l’hôpital à moins de 50 kms (61%).
Démocratie : la participation des citoyens
64% des Français jugent que l’élu local le plus à l’écoute de leurs préoccupations est le maire. 73% des répondants déclarent en effet avoir le sentiment d’être bien informés de l’action du maire et du conseil municipal de leur commune. C’est également au niveau de la commune que les Français ont le sentiment de pouvoir le plus influer sur les décisions prises par leurs élus (26% des Français pensent pouvoir influer au niveau de la commune, contre 18% au niveau national, et 15% au niveau du département et de la région).
S’ils souhaitent être davantage associés à la prise de décisions, les Français ne font pas moins preuve d’esprit critique à l’égard des pratiques de démocratie participative. Si 37% considèrent que le développement de ces pratiques correspond «à une nouvelle façon de gouverner au plus près des préoccupations des citoyens», et 22% que ces pratiques constituent «une source d’inspiration pour aider les hommes politiques à bâtir un programme», 28% estiment qu’elles prennent surtout la forme d'«opérations de communication».
L’intercommunalité reste mal connue
Sur la thématique intercommunalité, le constat général est que la structure intercommunale reste un échelon encore mal connu. 63% des Français disent savoir que leur commune appartient à une structure intercommunale. Par ailleurs, si 70% des Français ont le sentiment d’être bien informés sur les différents services rendus au citoyen au niveau de la commune, cette proportion descend à 50% au niveau de la communauté de communes, communauté d’agglomération ou communauté urbaine.
L’impôt local: plus de clarté et d’équité
A l’égard de l’impôt, les Français demandent plus de clarté et d’équité. 59% des Français souhaiteraient être davantage informés sur les impôts locaux (usage, calcul de leur montant, répartition). 46% souhaiteraient voir adopter comme axe prioritaire de la réforme de la fiscalité locale «une plus grande équité entre les citoyens» et 73% des Français se disent favorables à ce que le niveau de revenu soit davantage pris en compte dans le calcul du montant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière.
Développement durable: préoccupation prioritaire des politiques publiques
Enfin, sur le thème du développement durable, seuls 42% des Français déclarent avoir une idée précise de ce qu’est le développement durable. Une fois que la définition du terme leur a été donnée, 55% des Français sont convaincus que le développement durable devrait être une préoccupation prioritaire des politiques publiques. 66% estiment toutefois que ce doit être une préoccupation de chacun. Aux yeux de la majorité d’entre eux, une politique locale de développement durable ne se traduit pas forcément par une augmentation des coûts, mais elle passe inévitablement par un changement des pratiques.

(1) Sondage réalisé par téléphone les 3 et 4 octobre 2007 auprès d’un échantillon national représentatif de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus, et constitué d’après la méthode des quotas.

Pour accéder aux résultats, voir lien ci-dessous.


Liens complémentaires :
http://www.amf.asso.fr/actualites/upAMF/AMF_20071117113502.doc

Rencontre PC PS : premiers contacts

Une délégation de la section PS d'Achères a rencontré dernièrement des élus et membres du collectif d'animation du PCF d'Achères pour examiner la possibilité d'une liste d'union de la gauche et des progressistes pour les municipales de 2008. Les socialistes se sont félicités de l'occasion qui leur était donnée de renouer des contacts avec la municipalité après une longue période d'absence de concertation. Ils ont émis le voeu de tourner la page sur les dissensions passées. Comme au plan national, le renouvellement des idées et des équipes est à l'oeuvre chez les socialistes à Achères. Une coopération sur de nouvelles bases est leur souhait pour 2008.

Soucieux de préserver la ville à gauche, tous les participants ont tenu à souligner que de nombreux combats et projets les rapprochent politiquement notamment dans l'opposition à la politique de la droite. Il ne faut cependant pas nier qu'il n'existe pas d'accord national et que des divergences d'appréciation sur certains éléments de la gestion municipale subsistent à Achères, gestion à laquelle rappelons le, les socialistes ne sont plus associés depuis 2001.

De façon à éclairer rapidement les achérois sur le choix qui leur sera proposé, les socialistes ont indiqué que leur décision sur des primaires serait rendue publique au courant du mois de décembre en fonction de deux critères d'appréciation : un accord programmatique, une représentation équilibrée.

Pour examiner les conditions concrètes d'un rapprochement, il a été convenu d'étudier dans les meilleurs délais les grandes orientations programmatiques du PS et du PCF pour Achères. Cela permettra d'évaluer s'il est préférable ou non que chacun défende sous ses couleurs ses propositions et ses valeurs au premier tour. Au rang des priorités énoncées par les socialistes figurent comme il a déjà été annoncé :

  • le développement économique durable,
  • la sécurité
  • la qualité de vie
    sous tous leurs aspects : urbanisme, transports, culture, éducation, entretien du patrimoine, aménagement du centre ville, des berges, de la forêt et de la plaine ...

Certains dossiers sensibles comme la plateforme multimodale et le pont départemental méritent un débat particulier.

A l'issue de cette évaluation commune, les socialistes d'Achères seront logiquement attentifs à la représentativité de leurs idées et de leur poids politique au sein du conseil municipal. Compte tenu de la diversité des sensibilités, des principes démocratiques simples doivent prévaloir :

  • absence d'hégémonie politique : aucun parti ne devrait avoir la majorité à lui tout seul
  • organisation démocratique des instances de décision avec réelle délégation de pouvoirs, moyens d'expression des groupes, rôle des cadres administratifs, mise en place d'un règlement intérieur de l'assemblée municipale.
  • concertation renforcée des deux partis principaux de gauche à Achères : au sein de la majorité municipale, il y aura une majorité et une minorité, cette dernière doit avoir la possibilité de faire entendre sa voix au travers d'une minorité de blocage, [Edit : c'est à dire la majorité relative pour le groupe du maire]. Mais la majorité doit avoir la possibilité de conduire et continuer la politique sur laquelle elle s'est engagée devant les achérois, d'où la nécessité d'être en accord sur un programme précis.

Au delà de l'expression des forces politiques, la place laissée à la démocratie participative et citoyenne sera un critère supplémentaire d'appréciation du mode de fonctionnement démocratique de la future municipalité.

Sur l'aspect projet, nos interlocuteurs communistes ont promis de revenir vers nous avec un document d'orientation afin de préciser leurs positions. Ils sont attachés à mener à terme les projets déjà lancés et à conserver une orientation de gauche basée sur la solidarité et la justice dans les choix futurs. Nous en acceptons bien sûr le principe mais voulons en discuter les modalités pratiques.

Concernant la représentation, ils ont souligné la qualité du bilan de l'équipe actuelle et la place qu'ils souhaitaient accorder aux progressistes et aux personnalités de la société civile. Ouverts à cette approche avec mesure, nous aurons une exigence essentielle : la cohérence et l'efficacité de l'action publique. Elles nécessitent selon nous d'accorder la priorité à la compétence et au dynamisme plutôt qu'aux titres et aux situations établies. Nous serons vigilants sur le respect des équilibres.

En l'absence de propositions concrètes et précises sur ces deux points, les socialistes achérois continuent de peaufiner leur projet pour la ville en concertation avec les habitants.

Police - La grogne enfle chez les officiers

La sécurité fait partie des thèmes qui préoccupent les français. L'Etat présidé par Nicolas Sarkozy ne tient pas ses promesses : effectifs, heures supplémentaires, pouvoir d'achat, ... les policiers ne s'y retrouvent plus.

Le mouvement de jeudi a montré le profond malaise qui couve chez les officiers de police. Un climat qui risque fort de se détériorer.

Jeudi, des officiers de police ont déposé arme et téléphone portable sur les bureaux de leurs supérieurs. Un geste qui répondait à l’appel du Syndicat national des officiers de police (Snop) et de Synergie Officiers qui ont, ce jour-là, organisé des rassemblements à travers la France.

A l’origine de ce mouvement, un profond malaise qui porte notamment sur le paiement des heures supplémentaires. A eux deux, Snop et Synergie Officiers représentent 98 % des officiers de police. « Or il s’agit d’un corps qui, lors des dernières élections professionnelles, a voté à 74 %, précise Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie Officiers. On peut donc parler de véritable représentativité. »

Pourquoi cette bouffée de mécontentement ? « Le 17 juin 2004, rappelle Bruno Beschizza, nous avons signé avec Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, un protocole d’accord qui avait été négocié avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. » En échange d’un passage en catégorie 1, qui doit se traduire en particulier par un changement dans les modalités d’avancement et une grille de salaires différente, les deux syndicats acceptaient « une déflation du corps » qui devait passer, d’ici 2012, de 14.000 à 9.000. Ils ne sont plus aujourd’hui que 12.000.

Les heures supplémentaires

Le protocole prévoyait par ailleurs qu’en janvier 2008 serait abordé le problème des heures supplémentaires, qui s’élèvent actuellement à 5 millions. « A partir du mois de mai dernier, note Bruno Beschizza, l’administration s’est mise à chicailler et nous a proposé de nous les payer au tarif de 9,25 euros brut. Outre la faiblesse du taux, ces heures supplémentaires ne seraient pas défiscalisées. »

A cela s’ajoutent les hésitations de l’administration concernant les contreparties qui auraient éventuellement pu contribuer à compenser l’insuffisance de ces remboursements. « L’administration, confie Bruno Beschizza, n’a pas pris la mesure du malaise. » Et celui-ci risque fort de s’amplifier.

Un climat délétère

Secrétaire général du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), Olivier Damien parle de « climat délétère qui touche la police nationale ». « Le malaise des officiers rejaillit, affirme-t-il, sur l’ensemble de l’institution. » Il poursuit sur un autre sujet préoccupant : « Des grands chantiers portant sur la réforme de la police ont été ouverts. Or les modalités de concertation sont contestables. » Résultat : « Il ne faut pas s’étonner que tout cela constitue un magma où il est de plus en plus difficile de se parler et de se comprendre. »
? Damien Guinet
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