Le pouvoir d'achat au coeur des préoccupations des achérois
Les contacts que nous nouons avec la population le démontrent jour après jour. C'est le problème du pouvoir d'achat qui préoccupe le plus nos concitoyens à Achères. Quelle peut être l'action d'une municipalité de gauche pour aider à résoudre ce "problème lancinant" ?
Le pouvoir d'achat des ménages se compose de trois éléments : les prix, les revenus et les dépenses.
L'inflation menace à nouveau. Incontestablement la hausse des prix pèse sur les budgets. Les facteurs sont nombreux mais la possibilité d'action d'une commune est modeste. Elle peut se situer essentiellement dans la modération des tarifs municipaux. Il faut y veiller.
La question des revenus et des salaires est très importante. La droite y a répondu par le slogan "travailler plus pour gagner plus". Ceci correspond en fait à la vieille formule "enrichissez vous !" Ce que le français moyen plein de bon sens comprend comme : "débrouillez vous !" En fait, l'UMP ne veut pas de solution collective inspirée par l'Etat ou les syndicats pour peser dans le rapport de forces employeurs employés.
L'injustice de la méthode est flagrante car entre :
· celui qui ne travaille pas (le chômeur),
· celui qui fait des études (le jeune en formation),
· celui qui ne travaille plus (le retraité),
· celui qui travaille dans la précarité (le salarié d'entreprise en difficulté),
Beaucoup n'ont droit à rien, ne sont pas représentés, pas protégés et n'ont aucun espoir de gain de pouvoir d'achat. Quand on additionne les foyers concernés, cela représente plus de la moitié des français. Nicolas Sarkozy a beau dire et s'agiter, il ne travaille pas pour le bien de tous les français.
En période de vaches maigres, la solution passe par une répartition plus juste des richesses donc par une action sociale efficace. Mais pour cela il faut des moyens. Pour Achères, l'enjeu majeur sur les 6 prochaines années est bien le développement économique, créateur d'emplois pour les achérois et de ressources pour la ville. Il n'est pas inévitable que la commune manque de taxe professionnelle à ce point. Sans renforcer l'attractivité de la ville, Il est impossible d'avoir une action sociale au niveau requis. Comme disait Ségolène Royal, tout se tient. Malgré le nouveau centre commercial du Grand Cèdre (un projet qui remonte à 1992 !), la ville a besoin de davantage de dynamisme économique.
Dans la partie dépenses, selon l'Insee, c'est le logement qui est devenu le principal poste de budget des ménages (16%), devant les transports (15%) suivis par la consommation des produits de biens et services et celle de loisirs.
Les 20% des ménages les plus pauvres y consacrent en moyenne 24,8% de leur budget, alors que cette dépense ne représente que 10,8% du budget des 20% les plus riches, soit deux fois moins. «En 1979, le poids du logement était pratiquement identique tout au long de l'échelle du niveau de vie», insiste l'Insee, précisant qu'à cette époque, les ménages y consacraient en moyenne 12% de leurs revenus.
Selon l'Insee, l'ampleur de l'écart actuel «provient en partie de ce que les foyers les plus modestes sont le plus souvent locataires». Or les loyers sociaux ne sont proportionnellement pas bon marché : alors que les 20% les plus pauvres ont un niveau de vie quatre fois moins important que les 20% les plus riches, leurs loyers sont seulement deux fois moins élevés.
A Achères, ville où le logement social représente près de 50% du parc de logements, il est important d'accroître le parc de logement sociaux, tout en offrant des solutions d'accession à la propriété aux locataires qui en ont les moyens, ce qui libérera des logements pour ceux qui les attendent.
· Pour les accédants à la propriété, le recours au prêt au taux zéro (PTZ) doit être encouragé. Il faut aider les personnes qui ont des difficultés à monter administrativement leurs dossiers de financement.
· Dans le cadre du SDRIF proposé par la région socialiste, 60 000 logements seront créés sur 5 ans en Ile de France. La droite s'y oppose pour des raisons purement politiciennes. Un objectif de 700 logements sur Achères est tout à fait réaliste. A chaque fois, le logement social doit en faire partie sans mettre en cause la nécessaire mixité sociale, donc en respectant un quota que nous évaluons entre 20 et 30% et sans qu'il soit concentré sur certaines opérations.
· Pour les locataires, la création d'une société de cautionnement est envisageable de façon à garantir les mensualités demandées par les propriétaires.
· Il faut inciter les associations de locataires à s'organiser pour faire le poids face aux bailleurs, à réclamer la modération des loyers et des charges, développer les moyens de réunion, pourquoi pas un droit de regard sur la gestion des subventions publiques.
· En marge, la réactivation des comités de quartier est un moyen de retisser le lien collectif.
Ces quelques propositions sont des pistes d'action pour offrir à chaque achérois un logement adapté à ses besoins. Nous envisageons la concertation dans chaque quartier pour préparer un plan à long terme. On peut imaginer suivant la même méthode d'autres mesures sur le transport et les dépenses de consommation et de loisirs. Mais le logement est la priorité sur laquelle il faut agir : les achérois attendent encore plus de dynamisme de la part de leurs élus. Soyons clairs : il n'y a pas de baguette magique, la mairie n'a pas les moyens de la région ou de l'Etat. Pour autant, utilisons à fond tous les leviers d'action susceptibles de répondre à l'attente de tous nos concitoyens, notamment les plus défavorisés.
Le Parti Socialiste défend les salariés, il refuse l'individualisme et l'abus de pouvoir de certains patrons. Les mesures qu'il a proposées pour augmenter le pouvoir d'achat sont jugées plus crédibles que les dispositions annoncées par le gouvernement. A nous d'imaginer des solutions à l'échelon local pour renforcer le pouvoir d'achat des achérois. Là comme ailleurs, il s'agit d"accélérer le rythme du changement.





Les commentaires récents