« janvier 2008 | Accueil | mars 2008 »

février 2008

Le PCF et le PT : une fausse histoire de soutien

Un simple renvoi en bas de page d'un tract distribué hier sur le marché par le Parti des Travailleurs a attiré notre attention.

« NOTA : à ce jour, la section du PT d'Achères n'a passé d'accord avec aucune liste de candidats aux prochaines élections municipales ».

Ce document est daté du 8 février 2008.

Or que lisait-on dans un document distribué par le maire communiste sortant il y a 15 jours ?

« Des accords ont été signés avec [...] le Parti des Travailleurs »

Pourquoi communiquer sur de faux accords ?

Par contre les choses sont claires : ni le premier parti de gauche, le Parti Socialiste, ni son allié à gauche, les Verts, ne soutiennent le maire communiste sortant au premier tour, celui ci n’ayant pas voulu créer les conditions d’un accord.

Du côté de la gauche et du centre, l'accord 2008-2014 entre le PS, les Verts, le MoDem et les citoyens non encartés qui les ont rejoints a été signé en bonne et dûe forme.

Sources :

Le tract du maire Téléchargement L0.pdf
Le tract du PT Téléchargement PT.pdf

Et si la plate-forme multimodale s'invitait dans la campagne électorale ?

Certains, parmi les Achérois bien informés, ont entendu parler depuis plusieurs années d'un projet porté par le Port Autonome de Paris (PAP) consistant à construire à Achères, dans la Plaine, à proximité de l'actuelle usine Bonna, une « plate-forme multimodale », c'est-à-dire un équipement conçu pour assurer l'échange des marchandises transportées entre les convois fluviaux, les camions et, éventuellement, les trains.

Cette plate-forme qui serait construite à l'horizon 2015, c'est-à-dire très bientôt, occuperait 100 hectares (un carré d'un kilomètre de côté). Ce n'est pas rien !!! Chacun l'aura compris, c'est un dossier capital pour l'avenir d'Achères.



Intrinsèquement, ce type d'équipement permet de transférer du trafic de marchandises de la route vers la voie d'eau ou la voie ferrée minimisant par la même les trafics assurés par le transport routier. Indiscutablement, c'est un aspect positif.



Ceci étant, localement, la présence éventuelle de cet équipement modifiera profondément les conditions environnementales. La conséquence directe la plus perceptible sera une circulation accrue de camions (environ 1 300 camions supplémentaires par jour) afin d'assurer l'approvisionnement et l'évacuation des marchandises qui transiteront par la plate-forme. Force est de constater que le réseau routier (sauf à souhaiter la construction de l'A 104 !) ne permet pas d'absorber dans des conditions satisfaisantes un tel flux de poids-lourds.



Intérêt général contre intérêt local : il faudra trancher...



Au nom du respect des principes élémentaires de la démocratie locale, on ne peut envisager de choisir sans que les Achérois donnent leur opinion après avoir été clairement et complètement informés de tous les tenants et aboutissants du projet qui engage, et pour longtemps, l'avenir de notre ville.



Et pourtant, Alain Outreman a déjà tranché ...



Seul
, dans son bureau (il avoue en privé ne même pas avoir consulté les membres de son Conseil municipal...), il a choisi de donner un accord sans conditions à la construction de cette plate-forme !!! Il a toujours fui le débat sur la question, notamment lors de la préparation du plan local d'urbanisme adopté récemment. Y aurait-il quelque chose à cacher ?


Avec Daniel Lattanzio et ses colistiers, exigeons une totale transparence sur ce dossier. L'avenir d'Achères et des Achérois ne peut se jouer dans un bureau, fut-ce celui du maire.



Bertrand Theys



Note : le débat est d'autant plus nécessaire que pour justifier ce projet, le maire évoque un chiffre de 3 000 emplois (!) créés grâce à cet équipement. Un projet aussi mirifique en terme d'activité ne peut pas être passé sous silence. Pourquoi autant de discrétion ? Faut-il rapprocher ce chiffre des 400 emplois promis aux achérois lors de la création du Centre Commercial du Grand Cèdre ? Aujourd'hui la réalité est plus proche de 50 que de 400. Il faudra vraiment évaluer les retombées attendues lors du débat public.

Nos propositions majeures

Propositionsmajeures1 Propositionsmajeures2

Pour télécharger le document en version Acrobat Pdf, cliquer sur le lien ci-dessous :

Télécharger A4propositions.pdf (1275.8K)

La sécurité de proximité, un enjeu crucial à Achères

Lionel Jospin avait payé cher d'avoir avoué sa "naïveté" face aux problèmes d'insécurité. On connaît le résultat des élections de 2002 : une dramatique élimination de la gauche au premier tour, et un Le Pen triomphant.

Quand on compare les arguments sur la sécurité développés par l'équipe communiste sortante et par la liste PS VERTS MODEM, les achérois comprendront facilement pourquoi nous ne partageons pas le même projet. Manifestement les leçons de l'échec de 2002 n'ont pas porté leurs fruits au PCF, six ans après.

Que lit-on dans l'argumentation du maire sortant sur la sécurité ?

  1. D'abord une étrange analyse : la population peut supporter quelques inconvénients. Quelques jeunes turbulents ne sont pas vraiment un problème à Achères. D'ailleurs on les connait ces "jeunes"... Il faut les canaliser, les éduquer. Une façon de minimiser le problème. On devine aussi une tentation de trouver des excuses sociales aux délinquants "victimes" de la société. Beaucoup d'habitants le disent : ils n'acceptent plus ce discours angélique, heurtant le simple bon sens.
  2. Ensuite la faute est reportée vers l'Etat accusé de ne pas assurer la sécurité des achérois. C'est en effet une responsabilité de la droite, mais c'est en même temps un aveu d'impuissance et de faiblesse à défendre les intérêts des habitants.
  3. Enfin des arguments contradictoires sur le coût et l'inefficacité d'une police municipale composée de fonctionnaires présumés inadaptés, alors qu'en même temps, le maire veut tripler le nombre de gardes-champêtres, qui ne sont ni plus ni moins que des fonctionnaires de la même catégorie.

Quels sont nos arguments à nous socialistes, verts et Modem ?

  • Certes la société actuelle est violente, brutale, inégalitaire. Mais nous sommes au XXIème siècle. La violence de la société ne justifie en rien des comportements asociaux et irrespectueux. Le sentiment de remords et de culpabilité a même disparu chez certains délinquants petits ou grands. Une partie de la gauche tolère ce comportement : c'est tout simplement irresponsable. La perte des voix à gauche dans les milieux populaires n'a pas d'autre explication. Minimiser les souffrances d'une population confrontée aux incivilités et aux agressions est incompréhensible. Et pourtant quand on tient un discours contraire, quand on veut faire respecter les règles de vie en commun, on est souvent accusé d'être "droitier". Halte à ces leçons de "plus à gauche que moi tu meurs !".
  • On a le droit d'estimer que c'est à l'Etat d'intervenir, d'ailleurs la gauche plurielle l'avait fait quand elle était aux affaires. Mais de quoi parle t-on dans les quartiers ou dans les zones pavillonnaires d'Achères là où les voitures et les poubelles brûlent ? Du coût de ces actes pour la collectivité et les vraies victimes. De l'absence du maire ou des élus quand les problèmes surgissent. Le discours habituel sur les mauvais coups de la droite ne fait plus d'effet. Tout le monde se souvient que la promesse d'agir pour avoir un commissariat a été répétée année après année, mandat après mandat en vain. C'est un échec total. La municipalité est inefficace, absente, négligente voilà ce que disent les achérois.
  • Quand on veut faire peur aux électeurs, on agite le spectre de l'inefficacité. Pourtant, inventée par la gauche, l'efficacité d'une police de proximité ou de quartier n'est plus à démontrer. Pourquoi dénigrer ce que nous avons fait ensemble au gouvernement ? Si la droite a retiré ces unités (et d'ailleurs s'en repent), ce n'est pas une raison pour que la gauche s'absolve de ses obligations vis à vis des populations. Il y a une mission de service public à assurer, que les municipalités de gauche assurent généralement. Pourquoi dans d'autres villes communistes, les polices municipales existent-elles ? St Denis, Montreuil, Bagnolet, La Courneuve, autant de villes où le PCF n'a pas "peur" du coût d'une police municipale. A Achères, le PCF en est resté aux théories du siècle passé.
  • Si l'Etat endetté revient dans les territoires, avec quel argent va t-il payer les policiers ? Celui des contribuables. Il ne sert à rien de dire que c'est à l'Etat de payer : l'Etat c'est nous. Quant au stationnement payant, soi-disant contrepartie d'une police locale, c'est faire un amalgame abusif. Le stationnement est payant quand la place manque. Achères a de l'espace de stationnement partout sauf en centre-ville. Qu'elles soient répressives ou préventives les mesures ont un coût qu'il soit national ou local. On peut imaginer un redéploiement des crédits pour financer tous les leviers d'action. Soyons clairs : on n'a pas à piocher dans les crédits sociaux et culturels, comme peut l'imaginer à droite. Mais sait-on seulement quelle part du budget est consacrée à la sécurité ? A Achères, on n'en sait rien. L'opacité des comptes est la règle.

La police de proximité a toujours été conçue - par la gauche - pour être au contact de la population et pour rendre service, pas pour servir des fantasmes d'ordre et d'autorité qui sont l'apanage de quelques maires de droite. Constatant son erreur, la droite cherche aujourd'hui à la réintroduire sans l'avouer avec des UTQ (unités territoriales de quartier) expérimentales.

C'est donc au nom d'une idéologie dépassée, que le maire sortant s'obstine à se battre contre la délinquance avec une main liée dans le dos. Les seuls qui en profitent, ce sont les délinquants, et à terme la droite.

Nous proposons des solutions similaires (éducateurs, médiateurs) quand il s'agit de prévention et de régulation mais ca ne suffit pas. Il faut également définir un périmètre précis des attributions à la police de proximité. Attention à ne pas recycler du personnel municipal, c'est dangereux. Quand on veut confier la sécurité à des non-professionnels, les risques de dérive et d'abus de pouvoir sont multipliés. La sécurité est une affaire sérieuse, nécessitant de la psychologie et du doigté avant de la fermeté. L'échec de la municipalité avec l'emploi de vigiles privés (La Sauvegarde) en est la preuve.

A force de caricaturer la réalité, on se trompe et on trompe les électeurs. Un vrai débat sur la sécurité de proximité fait partie de notre projet. Si les achérois en décident ainsi par référendum citoyen, nous mettrons en oeuvre cette police (qu'on l'appelle municipale ou de proximité ou de quartier) comme un outil parmi d'autres d'une politique de sécurité. Gageons que les achérois sauront s'emparer du débat avec plus de lucidité que la municipalité. Voilà pourquoi nous sommes, des deux listes de gauche, le meilleur rempart contre la droite : nous affrontons la réalité les yeux ouverts.

"Continuons" lit-on dans la prose municipale. Eh bien non ! Changeons maintenant !

Daniel Lattanzio

La 2ème lettre de campagne

La deuxième lettre de campagne est diffusée depuis ce week-end dans vos boites aux lettres et au marché à 7 500 exemplaires.

N2a4r N2a4v

Les colistiers d'Un nouvel avenir pour Achères

Groupe

Voici une photo d'une partie du futur groupe, toutes sensibilités et toutes origines confondues, prise à l'issue d'une réunion de travail.

La culture : un facteur d’intégration, un enjeu social

Alors que la culture devrait être au cœur de nos discussions portant sur l’éducation et l’intégration sociale, elle est depuis trop longtemps maltraitée.

Notre ville est à l’image de notre société pluriethnique et pluriculturelle. Malheureusement alors que nous devrions célébrer la diversité comme une richesse, trop de groupes humains rencontrent des difficultés d’intégration. L’exclusion naît de la méconnaissance de l’autre.

Pour combattre cette exclusion et faciliter l’intégration, il faut instaurer un dialogue culturel permanent entre les différentes communautés. Dans notre société plurielle, la culture est le ciment qui orchestre, développe, rassemble et harmonise en menant par la connaissance, au respect de l’autre dans sa différence. « Plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres ».


Faire vivre et promouvoir la diversité culturelle comme une richesse commune, c’est s’engager dans des valeurs de paix et de partage qui construiront le monde de demain. L’éducation doit  susciter donc une prise de conscience de la valeur positive de la diversité culturelle.


La culture exprime la plus haute idée de l’homme, elle est ce que nous avons en nous de meilleur. Elle doit jeter de véritables ponts entre les Hommes, marquer les liens et la continuité de leur Histoire. La culture ne définit pas l’homme seulement par ses racines mais aussi par son élan. Elle se construit  dans la rencontre, l’échange, en un mot la culture invente l’avenir dans la richesse des imaginaires partagées.

« Loin de me léser, ta différence m’augmente ».


L’avenir ne peut être q’une œuvre commune et le produit d’une citoyenneté, partagé autour d’une vision vivante de la culture qui est depuis toujours transmission mais aussi création incessante.

Annie SURET

Candidate sur la liste "UN NOUVEL AVENIR POUR ACHERES"

Anniesuret_2

? Damien Guinet
un Blog-It Express chez vous ? Blog-It Express

décembre 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
Powered by TypePad