SIDRU : que fait le maire d’Achères ?
En octobre dernier nous alertions les Achérois des risques pris par le syndicat qui gère les ordures ménagères d’Achères et de 14 autres communes voisines (voir notre article n°1).
Un groupe de socialistes de Saint-Germain animé par Jean Laurent (conseiller municipal) et Emmanuel Fruchard a continué depuis cette date à analyser les opérations liées à cette gestion de dette et à alerter les autorités compétentes. Pour plus de détails, voir ces articles : Sidru, PS de Saint-Germain.
Ce qui ressort de cette analyse, c’est que ce syndicat fonctionne avec des contrôles très fragiles. La plupart des maires, dont A. Outreman, ne se sont pas impliqués dans la gestion du syndicat et n’ont pas joué leur rôle de contrôle (1).
Comme nous le signalions en octobre, le maire d’Achères a lui aussi reçu ces courriers alarmants. Malgré ces avertissements pourtant clairs, A. Outreman n’a pas souhaité en savoir plus sur ce dossier et il n’a répondu à aucun des deux courriers qui lui ont été adressés. Cette inaction est une lourde erreur qui coûtera probablement très cher à tous les Achérois.
Dans le cas du Sidru la dette est gérée principalement par le président du syndicat (E. Lamy, maire de Saint-Germain), à qui les représentants des 15 communes ont donné une délégation de signature. Les socialistes de Saint-Germain ont informé les maires des 15 communes par deux fois, en septembre et en novembre 2007, des risques élevés pris par le Syndicat et des pertes latentes, estimées à 20 millions d’euros fin novembre 2007, soit 100 euros par habitant des 15 communes.
Pour une famille de 4 personnes ce sont 400 euros qui ont été perdus depuis 2005 ! Et encore cette perte n’est-elle qu’une moyenne des scénarios possibles, qui s’étalent entre de maigres gains et des pertes bien supérieures.
Il est temps de donner à Achères une représentation compétente et capable de donner aux dossiers importants toute l’attention qu’ils méritent. Pour cela, votez pour « Un nouvel avenir pour Achères », liste de gauche dirigée par Daniel Lattanzio !
(1) Dans un syndicat intercommunal, les comptes ne sont pas validés par un commissaire au compte, comme c’est le cas dans les entreprises. La gestion quotidienne du syndicat est assurée par son bureau, en particulier son président, la régularité des opérations est assurée par le trésorier payeur général et la responsabilité du contrôle de la pertinence des décisions de gestion revient aux autres maires du syndicat. La Chambre Régionale des Comptes vérifie la régularité et la qualité de la gestion, mais seulement a posteriori. Sauf demande du préfet, les vérifications de la Chambre Régionale des Comptes se font avec une fréquence réduite, qui ne remplace pas le rôle des maires.

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