Lorsque nous avons décidé de nous réunir sous une bannière arc-en-ciel lors des dernières municipales, nous savions que nous serions des précurseurs. Des citoyens regroupés autour des socialistes, des Verts, et du Modem ont crû à juste titre que leur combat pour le progrès social, l’écologie et l’humanisme ne faisait qu’un.
Malgré le prix à payer, nous avons préféré travailler dans l’opposition constructive et ne pas taire nos convictions. Certes nous approuvons l’action sociale de la municipalité, de même que les questions de l’enfance nous semblent sur la bonne voie. Mais il y a des domaines où nous ne partageons pas aujourd’hui tous les choix de la majorité municipale : les finances, l’urbanisme, la politique du logement et surtout la défense de l’environnement. Ceux qui nous lisent le savent. Nous voudrions un budget maîtrisé, nous sommes opposés depuis toujours aux nuisances que peuvent amener le port industriel du Grand Paris et le pont d’Achères. Nous sommes opposés au doublement de la RD30, à l’A104. Nous sommes contre un développement urbain déséquilibré, contre le bétonnage massif. Nous sommes pour un centre ville vivant, commerçant, pour faciliter l’accès aux berges, les circulations douces, protéger la plaine et la forêt y compris chez nos voisins.
Ces priorités d’avenir sont celles de la gauche, des écologistes et des démocrates. A Rambouillet, le 27 septembre dernier, à cinq voix près ( !) une députée Verte représentant tous les progressistes a failli être élue. Les Yvelines comptent toujours douze députés de droite sur douze. Si notre ville n’obtient pas ce à quoi elle a droit, c’est aussi à cause de cela. Pensez-y au moment des élections régionales.
Daniel Lattanzio et Cécile Clermont
Tribune politique à paraître dans le prochain ACHERES AUJOURD'HUI

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