Notre territoire a longtemps souffert des nuisances de la station d'épuration qu'elles soient olfactives ou environnementales. La fin de l'épandage dans la plaine a été un pas important pour y mettre fin.
Aujourd'hui le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne) peine à trouver des terres d'accueil pour les boues d'Achères.
Les 76 communes d'Eure et Loir que le préfet vient de désigner comme telles deviennent selon leurs propres termes "le dépotoir de l'Ile de France". En réaction et suite aux protestations légitimes des populations, le directeur du parc régional du Perche a suggéré au SIAAP d'épandre les boues sur des terres situées à proximité de la station d'Achères qui les produit. Or quelle commune est la plus proche de la station d'épuration sinon la nôtre ? Même si la question paraît surréaliste, y a t-il un risque de retour de l'épandage sur la plaine ?
Nous sommes méfiants car la décision relève d'une technocratie qui n'a jamais hésité quand il s'agit de défigurer la plaine d'Achères avec des projets autoroutiers, des pylônes électriques, ou des infrastructures industrielles lourdes. En quoi pouvons-nous être assurés que les boues de la station ne vont pas de nouveau polluer notre territoire ? C'est une question peut-être sans objet mais importante pour l'environnement que nous posons à M. le Maire et à ses services.
[Mise à jour du 8 juin] Renseignements pris auprès de M. Boudier Directeur Général des Services, la question ne pourrait se traiter sans l'aval de la DRIRE à l'initiative du SIAAP, dont il faudrait se rapprocher et en tout cas pas sans que la ville ne soit informée. Aucun projet en ce sens n'existe à sa connaissance, dont acte. Nous restons néanmoins attentifs car il est possible que la question de l'entreposage des déchets sur certains terrains revienne sur le tapis.

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