La réforme des retraites a été qualifiée par Nicolas Sarkozy de « mère des batailles ». La tactique du gouvernement consiste à pilonner méthodiquement les esprits de chiffres catastrophiques. Puis de faire semblant de se concerter avec les syndicats. Enfin à la veille de l’été en plein Mondial de football, tenter de faire passer la pilule. En faisant cela, le Président de la République veut faire tourner la roue de l’histoire à l’envers. Il veut que la droite prenne sa revanche sur les années Mitterrand accusées 27 ans après ( !) de la crise financière et des déficits publics de la France gouvernée par MM. Raffarin et Fillon depuis 2002. Une formule ironique mais juste de Martine Aubry a renvoyé notre président à la dure réalité : ses amis et lui n’ont de leçons à donner à personne. Même François Bayrou a dit que les coupables des déficits publics et sociaux devraient être « envoyés au cachot » pour leur irresponsabilité. Rappelons que la gauche avait quitté le pouvoir en 2002 en laissant les comptes sociaux quasi à l’équilibre.
Aujourd’hui, deux projets sur les retraites se présentent aux français. Le projet socialiste comporte 4 priorités : une réforme garantissant le niveau de vie des retraités, une réforme juste taxant tous les revenus et préservant l’âge légal de 60 ans, une réforme durable pour pérenniser le système par répartition, une retraite choisie pour prendre en compte les parcours personnels. En face, la droite annonce un projet régressif, protégeant les intérêts patronaux, visant à financer tous les déficits, au-delà des retraites, principalement sur le dos des salariés. La conclusion est simple : rompre ou renforcer la solidarité, c’est d’abord un choix de société.
Daniel Lattanzio et Cécile Clermont
Parti Socialiste
Tribune à paraître dans le prochain journal municipal
RAPPEL : participez nombreux à la réunion publique du 10 juin à la salle Boris Vian.

Commentaires