Les socialistes ont toujours été clairs sur l’objectif : maintenir la ville à gauche. La méthode pour y parvenir repose sur la constitution d'une liste de rassemblement de toute la gauche au premier tour. Cette liste doit s'appuyer sur un accord programmatique qui prenne en compte les apports de chacune des composantes , une représentation équilibrée de chaque formation, ouvrant la voie à un dialogue harmonieux entre les partis de gauche. Nous y travaillons depuis longtemps et continuerons dans ce sens.
Le 17 décembre alors que devait se conclure un projet d’accord, il nous a bien fallu constater que le maire communiste d'Achères, Alain Outreman, n'a pas souhaité créer les conditions de l'union de la gauche. Au terme de ces discussions, Il a fini par refuser purement et simplement de débattre du programme à proposer aux achérois, et par rejeter nos propositions d'une juste représentation, qui permettent aux socialistes de vraiment participer à la gestion municipale.
Le Maire a pris des habitudes depuis 7 ans : une opposition de droite réduite à la portion congrue (7 conseillers sur 33), un groupe majoritaire qui s’est effiloché au fil de nombreuses démissions (adjoints, conseillers), l’absence de représentation organisée de forces de gauche (PS, Verts, PRG…) à l’exception du seul Parti Communiste … Une habitude de gouverner seul, qui semble lui convenir. C’est sans doute la raison pour laquelle, il ne souhaite ni réellement discuter du fond (le programme), ni d’une liste où le Maire et son parti, ne disposeraient pas d’une majorité absolue …
72% des achérois n'ont pas voté pour lui en juin 2007. Qu'importe ! Alain Outreman veut la majorité absolue pour lui seul. C'était visiblement son unique objectif dans cette discussion. De notre côté nous souhaitions simplement au vu de ces chiffres qu'il accepte le principe d'une majorité relative.
Nos discussions ont donc abouti à ce résultat :
Un accord programmatique aux yeux du PCF, c'est un alignement sans conditions sur son programme :
· Refusant pour l'essentiel nos propositions et nos priorités : le refus de cautionner des projets nuisibles à l’environnement, un urbanisme rééquilibré, une nouvelle politique de sécurité et plus grave à nos yeux, n'acceptant même pas d'en discuter, il a mis à notre surprise de nombreux obstacles à un accord programmatique.
· Alors que nous étions prêts à adapter nos positions par exemple sur le logement et sur la sécurité, nous avons cru comprendre que la seule vraie politique de gauche était celle de la section locale du Parti Communiste d'Achères et que la concertation était inutile.
· Au contraire, à notre grand étonnement, insistant sur les points de désaccord, nous renvoyant sans cesse à des dissensions anciennes, bref nous traitant comme des opposants du passé et non comme des partenaires pour le futur, la porte de la discussion a été fermée.
Une représentation "équilibrée" aux yeux du PCF, c'est le pouvoir sans partage :
· Refusant notre proposition négociable de représentation minoritaire à la hauteur de notre poids politique sur la ville (40% de la gauche en moyenne sur les trois dernières élections locales) sans parler des élections régionales ou nationales où le poids du PCF est si faible, qu’il ne souhaite pas les prendre en compte…
· Dédaignant le fait que nous abandonnions le poste de premier adjoint au PC,
· Balayant d'un geste le fait que nous ne demandions aucun secteur en particulier pour les postes d'adjoints,
Le maire a fait une proposition non négociable que nous ne pouvons pas accepter, situant la représentation globale du PS et de ses alliés à moins de 25% de l'exécutif municipal dans le cas d'une courte victoire de la gauche.
Comme si la liste "Outreman" représentait à elle seule la "vraie" gauche et comme si le PS, ses alliés, sa volonté d’ouverture et certaines de ses propositions pourtant en ligne avec les attentes de la population, représentaient "une droite pire que la droite".
Comme si le rassemblement de la gauche, c'était le PCF en maître absolu et le PS réduit au silence et à l'impuissance.
Confrontés à ces positions radicales et dangereuses pour la gauche, le PS a décidé de suspendre les négociations avec le Maire. Nous ne pouvons accepter de négocier sur des bases où le Maire décrète et où les partenaires doivent obtempérer. C’est une conception hégémonique du pouvoir que les socialistes et les adeptes de l'union de la gauche ne partagent pas.
Nous souhaitons que rapidement le Maire et le PCF prennent conscience qu'un tel blocage n’aura pour d’autre conséquence que de contraindre le PS à envisager une autre forme de présence lors des prochaines élections municipales.
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