Cliquer sur les liens pour lire la réponse de Monsieur le maire, Alain Outreman
et les documents annexés :
Téléchargement CourrierAlainOutreman_20080915100208_001.pdf
Téléchargement CourrierDDEA_20080915100230_001.pdf
Téléchargement rponseddea_20080915100255_001.pdf
Voici ma réaction
Monsieur le Maire,
Je viens de prendre connaissance avec retard d'un courrier daté du 5 septembre que vous m'avez adressé en réponse à ma question sur la TVA à taux réduit pour les logements en ZUS.
Je reproduis intégralement votre courrier sur le blog, comme vous me le demandez, mais votre réponse que je vous remercie de m'avoir transmise, démontre qu'il y a un problème de compréhension réciproque.
En premier lieu, vous me reprochez de vous poser cette question sur un ton soupçonneux et polémique. Monsieur le maire, vous semblez croire que les socialistes veulent dénigrer le travail de l'équipe municipale ou la suspectent systématiquement de ne pas délivrer toutes les informations pour des raisons obscures. Ce procès d'intention n'a aucune raison d'être.
1. Personne - en tout cas pas moi - ne doute de votre implication. Mais les citoyens ont besoin d'explications sur l'action municipale. Monsieur le Maire vous ne me démentirez pas, c'est vous l'interlocuteur privilégié des élus en particulier celui des oppositions. Donc, c'est à vous que je m'adresse, car je présuppose que vous avez exploré toutes les options. Par principe je ne m'adresse pas directement aux fonctionnaires municipaux, fort compétents au demeurant, encore moins aux services de l'Etat qui me renvoient systématiquement vers la Ville.
2. Quand on pose une question, c'est qu'on n'a pas l'information. Nous n'assistons pas à toutes vos réunions. Si le ton employé ne convient pas, je regrette si je dérange, mais tout en restant poli, c'est celui que j'ai coutume d'utiliser quand je ne comprends pas. Il va falloir s'y faire.
Cécile Clermont et moi sommes régulièrement interrogés par des citoyens qui ont des problèmes de logement, de sécurité, d'assistance sociale. J'imagine que c'est le cas de tous nos collègues. Le moins que l'on puisse faire quand on veut faire son travail d'élu, c'est d’obtenir des réponses même négatives.
En second lieu, vous me reprochez une formulation effectivement inappropriée, sur le fait que vous, M. le maire "passiez sous silence" la possibilité d'un taux réduit à 5,5%. Bien évidemment, je ne voulais pas dire que vous dissimuliez une information mais que votre affirmation ne citait pas exactement le droit existant. Cette possibilité de taux réduit existe sous conditions comme je l'ai écrit. L'article du Courrier des Yvelines stipulait simplement que selon vous l'Etat n'aidait pas les communes. Après m'en être étonné et vous avoir posé la question, j'ai poursuivi mes recherches pour connaître les « autres raisons » de cette situation. Suite à des investigations plus poussées la question s'est alors déplacée ici sur le sujet du CUCS et de la convention ANRU, mon interprétation des textes s'avérant correcte.
En troisième lieu, vous me reprochez enfin d'avoir évoqué "une question d'appui ou de bon dossier" insuffisants. J'aurais ainsi insinué qu'Achères ne bénéficie pas d'une convention ANRU par un manque d'action municipale. Il faudrait monsieur le maire se souvenir que nous sommes vous et moi de gauche. Au delà et c'est davantage ce qui importe nous sommes dans le même camp : celui des achérois. Comme si vous ne saviez pas que le pouvoir localement et nationalement favorise honteusement certains dossiers, comme on l'a vu dans l'affaire de la péréquation de la taxe professionnelle départementale, même si en l'occurrence Achères en bénéficie, ou comme pour l'A104 ou comme je le suspecte, pour ces conventions ANRU. Comme si vous ne saviez pas qu'il est arrivé par le passé qu'Achères n'ait pas bénéficié des meilleurs arbitrages possibles. Oui il m'arrive de soupçonner l'adversaire politique de favoritisme ou l'Etat de brouiller les cartes. Pas vous, monsieur le Maire ?
Quand on négocie il arrive qu'on perde et je n'aime pas qu'Achères perde. En l’occurrence, Achères n’a pas eu gain de cause. Faute d'être en première ligne l'élu minoritaire interpelle celui qui a les cartes en main pour lui demander comment il a utilisé toutes ces cartes. Il ne faut pas confondre deux attitudes : celle d'élus parfois impatients et soucieux de comprendre - ce que nous sommes - et celle d'adversaires de mauvaise foi, ce que nous ne sommes pas. Nous avons tous matière à progresser. Dans ces affaires, nous n'avons comme vous monsieur le maire que l'intérêt des achérois en tête. Aucun jeu politicien là dedans. Voir passer des centaines de millions d'euros dans la politique de la ville sans qu'Achères en bénéficie ne convient à personne.
Contrairement à ce que vous laissez entendre Monsieur le maire, jamais je n'incriminerai les fonctionnaires municipaux sur ces questions. La responsabilité est du ressort exclusif des politiques car ce sont eux qui décident des orientations. Connaissant un peu mieux les cadres municipaux depuis mars, je sais qu'il y a une équipe dévouée et compétente, même si les options proposées méritent débat. Quant au travail commun des élus et des services, je ne doute pas de l'investissement personnel, mais je vois le fait de ne pas avoir de convention ANRU comme une déception. J'aimerais en effet voir les comptes-rendus des comités de pilotage pour me forger une opinion sans chercher à donner des leçons ce qui serait fort présomptueux pour de "jeunes" élus.
En résumé, disons le et répétons le, nous sommes favorables à ces opérations d'accession sociale à la propriété. Nous en faisions d'ailleurs un élément de notre programme. Pour autant, nous sommes en droit de chercher les moyens d’optimiser le financement de l'opération qui coûte fort cher à la commune car aujourd’hui, elle est seule à en supporter le prix. C’est ce que Monsieur le maire vous expliquez avoir fait au mieux des intérêts des achérois et des moyens de la commune. Dont acte.
Veuillez accepter, Monsieur le Maire, mes sincères salutations.
Daniel Lattanzio
PS : monsieur le Maire me dit que sa réponse paraîtra dans le journal municipal. Si par l'effet d'un souhait de transparence de nos échanges, il publiait ma réponse, j'apprécierais qu'elle ne soit pas tronquée.