Politique nationale

Réforme des institutions : des alliances à géométrie variable

Il y a quelques mois, lors des élections municipales, certains se sont émus que le PS à Achères fasse alliance avec "la droite" à savoir le Modem. Ces puristes juraient leurs grands dieux, et prenaient la population à témoin, la main sur le coeur : seule leur coalition représentait la vraie gauche, alliant PCF, PRG, MRC ... Ces belles âmes ne voulaient surtout pas entendre parler du Modem et étrangement aussi des Verts tout autant ostracisés.

Or que vient-il de se passer hier au Congrès de Versailles ?

Le PS, le PCF et les Verts viennent à l'unanimité (moins J. Lang) de voter NON contre le projet de réforme constitutionnelle, de même que le Modem de François Bayrou pour des raisons quasi-identiques, pensant que la réforme était insuffisante. A droite, le MPF et quelques trublions de l'UMP ont fait de même mais parce qu'ils estimaient au contraire qu'on allait trop loin.

Et le PRG me direz vous ? Il a voté OUI autorisant ainsi une victoire de Sarkozy, mais pour de nobles raisons évidemment : le PRG est depuis longtemps pour un régime présidentiel, ce à quoi ce projet mènerait ... Etrange raisonnement car il semble bien que la volonté du gouvernement était de redonner des prérogatives au parlement, alors que faut-il comprendre ? On a peur de comprendre, mais prudence, évitons les procés d'intention. Attendons d'avoir des éléments tangibles.

Alors que va faire Monsieur le maire ? Va t-il qualifier le PRG de parti de droite ? Va t-il reconsidérer ses alliances ? Nous n'y croyons pas un instant. Mais ce sera intéressant de voir l'évolution de la situation dans les mois à venir. Les frontières droite-gauche ne sont pas aussi claires que voulaient bien le dire nos procureurs. Il n'y a aucune mise en cause personnelle dans cette histoire. Nos collègues radicales de gauche à Achères ne se sont pas prononcées publiquement sur ce sujet, mais j'aimerais bien néanmoins qu'elles le fassent. Il parait nécessaire de clarifier la situation politique que le vote de leurs représentants au niveau national a quelque peu embrouillée.

Daniel Lattanzio

Education : appel à manifester le 28 mars devant la préfecture des Yvelines

Depuis un mois, les enseignants, parents d'élèves et lycéens des Yvelines se mobilisent contre une sévère baisse de moyens imposée par le ministère de l'Education Nationale. Cette restriction inacceptable va entraîner la  suppression de 149 postes d'enseignants, la disparition de classes et l'augmentation des effectifs, l'impossibilité de redoubler en terminale faute de place, la suppression d'options, de travaux de groupe, de dédoublement en langue vivante, d'heures d'aide et de soutien pour les élèves en difficulté.

C'est la conséquence de la réduction drastique des dotations horaires globales allouées par le rectorat et de la politique éducative du gouvernement qui veut supprimer 11 200 postes d'enseignants dans le secondaire, mettre fin à  la carte scolaire, casser les ZEP et favoriser l'enseignement privé.


Grèves, blocages des établissements scolaires concernés, manifestations et assemblées générales de professeurs, des élèves avec le soutien des parents d'élèves continuent dans le département sans que les autorités rectorales ne daignent apporter des solutions satisfaisantes aux demandes des manifestants.

Les élus socialistes et la Fédération Socialiste des Yvelines apportent leur total soutien aux revendications de la communauté éducative. Ils invitent donc à exprimer leur refus d'une réduction des moyens et des ambitions du système éducatif national en se regroupant, nombreux, devant la Préfecture des Yvelines à Versailles, le vendredi 28 mars, à 15 heures.

Le PS appelle les électeurs à voter «massivement» contre Sarkozy et Fillon

Stéphane Le Foll a appelé lundi, au nom du PS, les Français à adresser «massivement» lors des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars un «signal clair et net» à l'exécutif, se refusant à dissocier Nicolas Sarkozy et François Fillon.

«Nous sommes à 16 jours du scrutin municipal. Nous souhaitons que les Français s'expriment massivement. C'est par leur vote qu'ils pourront permettre, au niveau local, des politiques qui seront utiles pour les aider à passer cette période difficile», a déclaré le bras droit du premier secrétaire François Hollande lors d'un point de presse.

«C'est aussi un moyen d'envoyer un signal clair et net au président de la République et à son gouvernement pour dire que la politique conduite n'est pas la bonne», a-t-il poursuivi.

«C'est un appel: il faut rester mobilisés, et les élus et candidats du PS sont pleinement mobilisés», a-t-il ajouté.

A ACHERES COMME PARTOUT EN FRANCE, MOBILISONS NOUS CONTRE LA POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY.

Le PS appelle à un vote sanction aux municipales

PARIS (Reuters) - Désormais majoritairement impopulaire et dépassé par le Premier ministre François Fillon, Nicolas Sarkozy entre dans une période de turbulences alors qu'il prépare son engagement direct dans la difficile bataille des élections municipales.

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy chute de cinq points en janvier à 47% dans le baromètre mensuel Ifop-JDD. Le chef de l'Etat passe pour la première fois dans le rouge depuis son élection, 52% des personnes interrogées se déclarant mécontentes à son endroit.

Phénomène exceptionnel sous la Ve République, le président est désormais moins populaire que son chef de gouvernement, François Fillon gagnant un point à 50% dans ce baromètre.

C'est la troisième enquête en quelques jours à faire état d'un net désenchantement des électeurs vis-à-vis du net vainqueur du scrutin de mai, après un sondage BVA (baisse de six points à 48%) et une enquête Ipsos (baisse de six points à 49%).

Les directeurs des instituts de sondage ont expliqué qu'à leurs yeux, le locataire de l'Elysée payait son omniprésence, les polémiques sur la publicité donnée à sa vie privée et les vacances de luxe financées en partie par le milliardaire Vincent Bolloré, ainsi que des résultats critiqués sur le pouvoir d'achat, thème-clef de sa campagne victorieuse. [...]

L'opposition socialiste a de son côté commencé à s'engouffrer dans la brèche en appelant à un vote-sanction aux municipales.

C'est l'expression choisie par la rivale malheureuse de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Ségolène Royal mais aussi, plus surprenant, par le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, qui a effectué un retour-surprise dans le débat politique français dimanche, en participant à la réunion du PS à la Mutualité.

Le gouvernement a "de bonnes raisons d'être sanctionné par les Français. Dans le fonctionnement démocratique, c'est à l'occasion des élections que ce genre de sanctions s'exprime", a dit aux journalistes "DSK", dont Nicolas Sarkozy a favorisé la nomination pour cinq ans à l'institution financière siégeant à Washington.

Source : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33976637@7-37,0.html

Municipales : controverse entre le PS et le PCF

Depuis deux jours, le PCF et le PS ont une controverse par médias interposés sur les municipales. Marie-George Buffet a attaqué mercredi. Elle a contesté les six primaires (dont quatre dans le seul département de la Seine-Saint-Denis) dans des villes PCF agréées par la rue de Solferino et dénoncé le refus d'alliances PS-PCF dans trois villes de droite, « gagnable » selon elle par la gauche : Le Havre, Corbeil-Essonnes et Sète. Et de s'interroger ironiquement « qui, du PCF ou de l'UMP, est l'adversaire des socialistes dans les villes concernées ». « Chacun doit faire un effort », a rétorqué François Hollande, évoquant des « problèmes » avec des maires PCF sortants maltraitant les socialistes à Tremblay-en-France, Saint-Denis, Sevran, Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Le premier secrétaire a expliqué qu'il veille à l'union « sauf dans les cas où les primaires ont été acceptées par les uns comme par les autres ». Hier le PCF a assuré dans un communiqué que lui « n'a autorisé aucune primaire ».(*)

Sources :
http://www.lesechos.fr/info/france/4674451.htm
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article59610

(*) le PCF pourrait faire l'effort de se souvenir dans notre département du cas de Mantes la Ville où la municipalité sortante PS est concurrencée par le PC et par l'ancien directeur de cabinet F. Malozzi, que le PC aurait accepté de soutenir si ce fabiusien - en rupture de parti - avait été désigné.

Une façon de choisir les "socialistes dignes d’être sur leur liste" qu'on retrouve ici et ailleurs.

L'union à gauche contre le péril des droites

Il y a un temps pour les débats, il y a un temps pour l'union.

A gauche nous aimons les débats, nous y passons beaucoup de temps, nous y dépensons de l'énergie, parfois trop de mon point de vue. Il est temps de passer à l'action et au concret au service des achérois et des achéroises.

Des divergences existent entre partis de gauche. Elles sont légitimes, naturelles, stimulantes.

Mais aujourd'hui à trois mois de l'élection municipale, il faut dépasser ces divergences, surmonter les difficultés. Aujourd'hui en tant que premier des socialistes d'Achères, j'appelle à l'unité de la gauche. J'en appelle à toutes celles et à tous ceux qui veulent maintenir la barre à gauche à Achères.

Il ne faut pas se tromper d'adversaire. Le souhait des droites que ce soit l'UMP ou le Nouveau Centre ou la Gauche moderne (extraordinaires ces qualificatifs marketing !) ou l'extrêmiste Front National, c'est de semer la confusion. Au travers d'une fausse ouverture, on a voulu faire croire que la gauche et la droite ça n'existe plus. C'est tout simplement une imposture.

Les droites sont un vrai danger pour nos solidarités collectives et pour notre pacte économique et social. A l'image du président, la droite pratique un double discours, plein de compassion ici, discriminatoire ailleurs, prodigue pour les plus riches, sévère pour les moins favorisés, complaisant avec les rois du business et les dictateurs, rigoureux avec les smicards, les petites gens et les leaders des pays faibles. Habile et surmédiatisé, il l'a emporté par son énergie, un discours bien rôdé et une humilité feinte . Aujourd'hui il sature les écrans et les français.

Nicolas Sarkozy a trompé les français avec ses promesses de campagne, avec sa politique de coups médiatiques et de paillettes dorées, sa rémunération outrancière, son mépris du référendum populaire. Il est temps de le lui dire avec force.

Dans notre département aussi la droite est une calamité : clientéliste, inféodée aux intérêts économiques, pratiquant outrageusement la rupture des solidarités.

Que propose la droite à Achères ?

Elle soutient tous les projets qui apporteront le maximum de nuisances à Achères : A104, pont départemental. Bien sûr, la droite locale s'en défend, mais les décisions sont prises ailleurs.
Elle refuse pour des raisons politiques les aménagements prévus par la région socialiste dans le SDRIF largement bénéfiques pour Achères. Il suffit de voir qui est contre ce plan : le MEDEF.
Elle est favorable au développement économique et à l'emploi partout sauf à Achères,sauf pour y déverser les pollutions et la misère sociale qu'aucune commune de droite ne veut accueillir.

Nous refusons de courir le risque de voir la droite diriger notre ville aussi injustement qu'elle gère le département et le pays

Voilà pourquoi nous appelons tous les achérois et les achéroises à se rassembler autour des candidats de gauche. Nous devons maintenir Achères à gauche. Si le maire sortant entend ce message, les socialistes d'Achères sont prêts à l'aider activement à écarter ce risque majeur pour nos concitoyens. Il détient les clés de l'union.

Cette union est indispensable pas seulement parce que la droite est un danger, mais parce que nous sommes convaincus que le projet de la gauche est le seul porteur d'avenir pour les habitants. Ce projet sera fondé sur le développement économique durable, la protection de l'environnement, la sécurité des personnes, et par dessus tout la solidarité et le plaisir de vivre ensemble à Achères, toutes communautés confondues. Il est temps d'en parler ensemble aux achérois. Pour convaincre. Pour gagner.

Daniel Lattanzio

Police - La grogne enfle chez les officiers

La sécurité fait partie des thèmes qui préoccupent les français. L'Etat présidé par Nicolas Sarkozy ne tient pas ses promesses : effectifs, heures supplémentaires, pouvoir d'achat, ... les policiers ne s'y retrouvent plus.

Le mouvement de jeudi a montré le profond malaise qui couve chez les officiers de police. Un climat qui risque fort de se détériorer.

Jeudi, des officiers de police ont déposé arme et téléphone portable sur les bureaux de leurs supérieurs. Un geste qui répondait à l’appel du Syndicat national des officiers de police (Snop) et de Synergie Officiers qui ont, ce jour-là, organisé des rassemblements à travers la France.

A l’origine de ce mouvement, un profond malaise qui porte notamment sur le paiement des heures supplémentaires. A eux deux, Snop et Synergie Officiers représentent 98 % des officiers de police. « Or il s’agit d’un corps qui, lors des dernières élections professionnelles, a voté à 74 %, précise Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie Officiers. On peut donc parler de véritable représentativité. »

Pourquoi cette bouffée de mécontentement ? « Le 17 juin 2004, rappelle Bruno Beschizza, nous avons signé avec Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, un protocole d’accord qui avait été négocié avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. » En échange d’un passage en catégorie 1, qui doit se traduire en particulier par un changement dans les modalités d’avancement et une grille de salaires différente, les deux syndicats acceptaient « une déflation du corps » qui devait passer, d’ici 2012, de 14.000 à 9.000. Ils ne sont plus aujourd’hui que 12.000.

Les heures supplémentaires

Le protocole prévoyait par ailleurs qu’en janvier 2008 serait abordé le problème des heures supplémentaires, qui s’élèvent actuellement à 5 millions. « A partir du mois de mai dernier, note Bruno Beschizza, l’administration s’est mise à chicailler et nous a proposé de nous les payer au tarif de 9,25 euros brut. Outre la faiblesse du taux, ces heures supplémentaires ne seraient pas défiscalisées. »

A cela s’ajoutent les hésitations de l’administration concernant les contreparties qui auraient éventuellement pu contribuer à compenser l’insuffisance de ces remboursements. « L’administration, confie Bruno Beschizza, n’a pas pris la mesure du malaise. » Et celui-ci risque fort de s’amplifier.

Un climat délétère

Secrétaire général du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), Olivier Damien parle de « climat délétère qui touche la police nationale ». « Le malaise des officiers rejaillit, affirme-t-il, sur l’ensemble de l’institution. » Il poursuit sur un autre sujet préoccupant : « Des grands chantiers portant sur la réforme de la police ont été ouverts. Or les modalités de concertation sont contestables. » Résultat : « Il ne faut pas s’étonner que tout cela constitue un magma où il est de plus en plus difficile de se parler et de se comprendre. »
? Damien Guinet
un Blog-It Express chez vous ? Blog-It Express

novembre 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
Powered by TypePad